Le shibari, aussi appelé kinbaku, est un art japonais du ligotage qui touche un public de plus en plus large. Loin des clichés, il repose sur la confiance, la communication et une technique patiente. Avant d’attacher qui que ce soit, mieux vaut en comprendre les codes.
Une pratique de lenteur
Nouer une corde de jute demande du temps. Chaque tour se pose posément, en surveillant la circulation et le confort du partenaire. Cette lenteur fait partie du plaisir : elle installe une tension calme, très éloignée de l’image agitée qu’on prête souvent au BDSM.
La sécurité d’abord
Un ciseau de sécurité à portée de main, un mot de sécurité convenu à l’avance et une bonne connaissance des zones fragiles (poignets, aisselles, cou) ne sont pas négociables. Pour un débutant, les ateliers encadrés restent la meilleure porte d’entrée.
Trouver un cadre et des partenaires
La scène locale compte beaucoup. Dans les grandes villes, des collectifs organisent des rencontres où l’on apprend en observant. Pour la région lyonnaise, des ressources dédiées à la pratique et à la mise en relation existent, comme bdsm lyon, qui recense les repères utiles aux soumis comme aux amateurs de cordes.
Le shibari n’est pas une performance : c’est un dialogue silencieux. En prenant le temps d’apprendre, on transforme quelques mètres de corde en une véritable expérience de confiance partagée.

Passionnée par l’art du lien, Cindy Berthetissot explore depuis plusieurs années l’univers du Shibari, cette pratique japonaise de bondage alliant esthétique, confiance et lâcher-prise. En tant que formatrice, elle transmet avec bienveillance et précision les techniques de nouage, en mettant toujours l’accent sur la sécurité, la connexion émotionnelle et le respect du corps.

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