Au départ, je cherchais simplement un plan cul… rien de compliqué, rien de prise de tête. Un truc simple, entre adultes consentants, pour passer une bonne soirée. Je n’avais aucune idée que cette rencontre allait complètement changer ma façon de voir le désir et les relations intimes.
Et pourtant, voilà comment je me suis retrouvé, quelques semaines plus tard, à découvrir le shibari. Oui, le shibari — l’art japonais des liens en corde. Moi qui n’y connaissais rien, qui avais à peine entendu ce mot en passant. C’est une histoire qui commence banalement et qui finit par être l’une des expériences les plus intenses et les plus apprises de ma vie.
Je te raconte tout ça avec honnêteté, parce que si j’avais eu ce genre de retour d’expérience avant de me lancer, j’aurais évité pas mal d’erreurs. Et peut-être que toi aussi, ça peut t’être utile.
Comment tout a commencé avec un simple plan cul ?
À la base, je voulais quelque chose de léger. Pas de prise de tête, pas de relation compliquée. Juste une rencontre sympa, du fun, et bonne nuit. Tu vois le truc.
Comme beaucoup, je me suis tourné vers les plateformes spécialisées dans les rencontres sans lendemain. Et là, je suis tombé sur planscul.com, un site dédié aux annonces de plan cul et aux rencontres directes. L’interface est claire, les profils sont concrets, et les gens y sont plutôt honnêtes sur ce qu’ils cherchent — ce qui, franchement, change des applis généralistes où tout le monde se cache derrière des non-dits.
C’est via cette plateforme que j’ai rencontré Camille. Son profil était différent des autres. Elle parlait de ses goûts avec une franchise que j’avais rarement vue. Elle mentionnait le BDSM, les pratiques alternatives, et elle le faisait avec un naturel désarmant. J’ai glissé dans sa boîte de messages sans trop y réfléchir.
Ce qui devait être un plan q sans prise de tête est devenu une conversation de trois heures. Et quelques jours après, une rencontre qui a tout changé.
Quand le fantasme entre en jeu
Le soir de notre rencontre, Camille m’a parlé du shibari presque en passant, comme si c’était une évidence. Elle m’a montré quelques photos sur son téléphone — des corps enlacés dans des cordes, des poses qui mêlaient vulnérabilité et beauté. Pas ce à quoi je m’attendais du tout.
Je me souviens encore de ce mélange de curiosité et d’excitation un peu anxieuse. C’était beau, c’était sensuel, et en même temps ça m’interpellait : est-ce que j’étais prêt pour ça ? Est-ce que c’était vraiment pour moi ?
Elle n’a pas insisté. Elle a juste posé le sujet là, sur la table, avec une douceur et une assurance qui m’ont complètement désarmé. Et c’est là que j’ai commis mes premières erreurs… parce que j’ai dit oui sans vraiment savoir dans quoi je me lançais.
Mes premières erreurs (et ce que j’aurais dû savoir)
Voilà la partie honnête du récit. Parce que cette première expérience, même si elle a été transformatrice, n’était pas exempte de faux pas de ma part. Voici les erreurs que j’ai faites, et que tu peux éviter :
Ne pas assez communiquer avant. Je suis arrivé à cette séance sans avoir vraiment discuté de mes limites, de ce que j’aimais ou pas, de ce qui pouvait me mettre mal à l’aise. J’assumais que ça se ferait naturellement. Spoiler : ça ne se fait pas naturellement. La communication avant une séance BDSM, c’est non négociable.
Ne pas comprendre les limites — les miennes comme les siennes. Je n’avais aucune idée de ce que signifiait avoir un safe word, ni comment ça fonctionnait en pratique. Je me suis retrouvé dans une situation où je ne savais pas vraiment comment dire stop si j’en avais besoin. Grosse erreur.
Vouloir aller trop vite. L’excitation m’a poussé à vouloir brûler les étapes. Le shibari, ça ne s’improvise pas. Les nœuds peuvent être dangereux si mal réalisés. La précipitation dans cette pratique peut avoir de vraies conséquences physiques.
Manque de préparation globale. Je ne savais pas quoi mettre comme vêtements (spoiler : des vêtements faciles à enlever ou à relever), je ne connaissais pas les bases du consentement dynamique, et j’avais zéro info sur les risques circulatoires liés aux cordes. Une petite recherche en amont m’aurait évité de passer pour un amateur total.
Ce que j’ai appris de cette première expérience
Malgré ces erreurs, cette soirée a été une révélation. Pas au sens kitch du terme, mais vraiment. J’ai appris des trucs sur moi que je ne savais pas.
La confiance, ça se construit. Camille était patiente, expérimentée, et elle m’a guidé avec bienveillance. J’ai compris que dans une relation BDSM — même ponctuelle — la confiance est la base de tout. Sans elle, rien ne fonctionne vraiment.
Lâcher prise, c’est tout un apprentissage. Je suis quelqu’un de plutôt contrôlant dans la vie de tous les jours. Me retrouver dans une situation où je devais faire confiance à quelqu’un d’autre pour gérer mon corps — mes mouvements, mes sensations — c’était déstabilisant et libérateur à la fois.
Le consentement, c’est permanent. Pas juste un oui au début et basta. Dans cette pratique, le consentement se rediscute en continu. Un check-in rapide en cours de séance (« t’es ok ? », « tu veux continuer ? ») peut tout changer. C’est ce que j’aurais voulu savoir avant.
Comment bien débuter en shibari (si vous êtes curieux)
Bon, maintenant que je t’ai raconté mes erreurs, voilà ce que je te conseille si toi aussi tu es tenté par cette pratique :
Choisir la bonne personne. Pas n’importe qui. Quelqu’un d’expérimenté, qui connaît les nœuds, qui sait repérer les signes d’inconfort, et avec qui tu te sens en confiance. Le shibari avec quelqu’un que tu viens juste de rencontrer peut fonctionner, mais ça demande encore plus de communication en amont.
Commencer doucement. Oublie les suspensions ou les positions complexes pour un premier essai. Des liens simples sur les poignets ou les chevilles suffisent pour apprivoiser les sensations, comprendre le ressenti, et voir si ça te plaît vraiment.
Apprendre les bases. Il existe des tutoriels vidéo, des ateliers (oui, ça existe et c’est très sérieux), et des guides complets sur les nœuds sûrs. La sécurité physique est primordiale : les cordes ne doivent jamais comprimer les artères ou les nerfs. Avoir des ciseaux de sécurité à portée de main, c’est la base.
Se mettre d’accord sur un safe word. Simple, facile à prononcer même dans un état second. « Rouge » fonctionne très bien. Et utilise-le vraiment si besoin — ce n’est pas de la faiblesse, c’est du sérieux.
L’importance de trouver un partenaire compatible
C’est peut-être le point le plus sous-estimé de toute cette aventure. Tout le monde n’est pas ouvert aux pratiques alternatives, et c’est tout à fait normal. Le problème, c’est qu’on perd souvent du temps à chercher quelqu’un sur des plateformes généralistes, où la compatibilité sur ce sujet-là est un vrai flou artistique.
Certaines plateformes permettent justement de rencontrer des personnes ouvertes à ce type d’expériences — que ce soit pour un plan cul classique, pour explorer le BDSM, ou pour chercher quelqu’un qui partage les mêmes fantasmes sexuels. Planscul.com fait partie de ces endroits où les profils sont clairs sur les intentions et les goûts, ce qui évite les mauvaises surprises et les conversations gênantes au moment le moins opportun.
Si tu cherches une personne avec qui explorer ce genre de pratiques, partir d’une base commune — des intérêts partagés, une vision similaire du consentement et du jeu — c’est vraiment un gain de temps et d’énergie. Et franchement, ça change tout à la qualité de l’expérience.
3 erreurs fréquentes quand on débute le shibari
Sous-estimer les risques circulatoires. Les cordes mal placées peuvent comprimer des nerfs ou couper la circulation. Toujours vérifier que deux doigts passent entre la corde et la peau.
Négliger l’aftercare. Après une séance, le corps et l’esprit ont besoin de redescendre. Une couverture, de l’eau, un câlin, de la douceur. L’aftercare, c’est pas un luxe, c’est une partie intégrante de la pratique.
Apprendre uniquement sur YouTube sans supervision. Les tutoriels sont bien pour comprendre les bases, mais les premières fois avec quelqu’un d’expérimenté — ou dans un atelier encadré — valent infiniment mieux que de s’improviser rigger seul dans son salon.
Ce plan cul m’a appris plus sur moi que dix ans de vie amoureuse
Ce qui devait être un simple plan cul est devenu une découverte… bien plus intense que prévu. Et je ne parle pas uniquement du shibari en lui-même, mais de tout ce que cette expérience m’a appris : sur la confiance, sur la communication, sur mes propres limites et désirs.
Est-ce que je recommande de se lancer dans cette pratique ? Oui, si tu le fais avec préparation, avec la bonne personne, et avec un vrai respect du consentement. Le désir, c’est pas juste une affaire de corps — c’est une question de connexion, de confiance, et d’honnêteté.
Si cette histoire t’a donné envie d’explorer, commence par là où j’aurais dû commencer moi aussi : prends le temps de chercher quelqu’un qui te correspond vraiment. Des plateformes comme planscul.com existent justement pour ça — pour que tu puisses être honnête sur ce que tu cherches, et trouver quelqu’un qui l’est tout autant.
Le reste ? Ça vient naturellement.
FAQ : vos questions sur le shibari débutant
Est-ce dangereux de commencer le shibari ?
Comme beaucoup de pratiques BDSM, le shibari comporte des risques — mais ils sont maîtrisables avec les bonnes connaissances. Les principaux dangers sont les compressions nerveuses et les problèmes circulatoires. En apprenant les bases correctement et en pratiquant avec quelqu’un d’expérimenté, le risque est très limité.
Faut-il de l’expérience en BDSM pour commencer ?
Non, pas forcément. Mais il faut une bonne dose de communication et d’ouverture d’esprit. Beaucoup de gens découvrent le BDSM via le shibari, justement parce que c’est une pratique qui mêle esthétique, sensualité et confiance de façon assez douce pour les novices.
Où trouver un partenaire pour cette pratique ?
Les communautés BDSM locales (via des événements munches, des clubs spécialisés) sont un excellent point de départ pour rencontrer des personnes expérimentées et sérieuses. En ligne, des plateformes comme planscul.com permettent aussi de filtrer les profils selon les préférences et de trouver des personnes ouvertes à l’exploration et au partage d’expériences alternatives.

Passionnée par l’art du lien, Cindy Berthetissot explore depuis plusieurs années l’univers du Shibari, cette pratique japonaise de bondage alliant esthétique, confiance et lâcher-prise. En tant que formatrice, elle transmet avec bienveillance et précision les techniques de nouage, en mettant toujours l’accent sur la sécurité, la connexion émotionnelle et le respect du corps.

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